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Bercy veut autoriser les salariés modestes à retirer 2 000 € de leur PEE

Bercy veut autoriser les salariés modestes à retirer 2 000 € de leur PEE

Une mesure exceptionnelle pour soutenir le pouvoir d’achat

Le gouvernement envisage une **mesure exceptionnelle en 2026 permettant à certains salariés modestes de retirer jusqu’à **2 000 € de leur Plan d’Épargne Entreprise (PEE), même si ce type d’épargne est en principe bloqué pendant cinq ans. Cette initiative, portée par le ministre chargé des PME, du Commerce et du Pouvoir d’achat, Serge Papin, vise à stimuler la consommation sans alourdir les comptes publics.

Le dispositif s’adresserait principalement aux salariés gagnant jusqu’à deux fois le SMIC, soit environ 3 000 € nets mensuels, qui pourraient ainsi récupérer une partie de leur épargne salariale exonérée d’impôt sur le revenu, tout en restant soumise aux prélèvements sociaux (CSG et CRDS).

Comment fonctionne actuellement le PEE ?

Le Plan d’Épargne Entreprise est un dispositif collectif d’épargne qui permet aux salariés, avec le concours de leur entreprise, de se constituer un portefeuille de valeurs mobilières ou d’avoirs financiers. Les sommes versées sont généralement bloquées pendant 5 ans, sauf dans certains cas de déblocage anticipé prévus par la loi (mariage, naissance, achat immobilier, etc.).

Ce type d’épargne offre des avantages fiscaux intéressants : lorsque les fonds restent bloqués pendant cinq ans, ils peuvent être exonérés d’impôt sur le revenu, ce qui en fait un outil attractif d’épargne long terme pour les salariés.

Un retrait anticipé encadré et ciblé

La mesure envisagée ne remettrait pas en cause le régime de blocage des PEE, mais créerait une clause exceptionnelle, strictement limitée à l’année 2026. Le retrait de 2 000 € ne serait pas soumis à l’impôt, à condition que les sommes aient été placées avant le 31 décembre 2025.

L’objectif affiché est double :

  • Alléger temporairement la contrainte de blocage pour certains salariés modestes ;
  • Injecter du pouvoir d’achat directement dans l’économie réelle, sans fragiliser les dispositifs d’épargne salariale.

Des réactions contrastées

Si cette mesure est défendue comme un moyen ciblé de soutenir la consommation, elle suscite des débats. Certains syndicats et organisations estiment que l’épargne salariale n’a pas vocation à compenser un pouvoir d’achat insuffisant, mais plutôt à aider les salariés à financer des projets à moyen ou long terme, comme l’achat d’un logement ou l’éducation des enfants.

D’autres observateurs soulignent que cette approche pourrait encourager une utilisation temporaire de l’épargne salariale au lieu de renforcer l’épargne durable des ménages.

Quelles implications pour les salariés et les employeurs ?

Pour les salariés modestes éligibles, ce changement pourrait représenter un accès anticipé à une épargne souvent difficile à mobiliser rapidement, tout en conservant un avantage fiscal. Pour les employeurs, la mesure pourrait nécessiter des ajustements opérationnels au sein des services de gestion de l’épargne salariale.

Pour l’instant, cette disposition reste à confirmer et devrait être publiée par décret pour une mise en œuvre en 2026. Les discussions avec les partenaires sociaux sont en cours pour fixer les critères précis d’application.

En résumé

  • Le gouvernement propose d’autoriser un retrait exceptionnel de 2 000 € du PEE pour les salariés modestes en 2026.
  • Ce retrait serait défiscalisé (hors CSG/CRDS) pour les salariés gagnant jusqu’à deux SMIC.
  • L’objectif est de stimuler le pouvoir d’achat sans fragiliser le rôle structurel de l’épargne salariale.
  • La mesure doit encore être entérinée par décret et discussions sociales.

Article rédigé pour Groupe Prévenance – Actualités Économie & Patrimoine